Jericho (II)

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To Phil Manzanera and Quiet Sun

 

Ambrées larmes de Soleil

Choquant l'univers en sommeil

Gouttent à l'ouest de l'écho

Des trompettes de Jericho

 

La grande clameur du ravage

Quand la violence se répand

Et se mue en bête sauvage

Plonge dans le noir guet-apens

 

Le flash de l'Homme terminal

Vous aveugle et vous atomise

Folie de l'assaut final

 

L'Humanité qu'un Ciel irise

S'en va se perdre Poisson-lune

Au cœur des poussières de Lune...

 

Jacques Davier (Juin 2020)

Commentaires

  • 铁路诗和烈日- poème ferroviaire et «sol caliente»

    Sillons de lumière tracés à la surface du ciel:
    La course du train pénètre le souffle ardent
    Qui vide l'écorce de toutes choses,
    Pour les fondre en particules de soleil.

  • Merci, 兔子!

    Cela me rappelle le poème "Les Trains Fous", d’Emile Verhaeren, poète Belge de si bonne mémoire, dont voici le dernier quatrain :

    « Les trains trouaient l’éther et gagnaient jusqu’aux cieux
    Ayant franchi l’abîme où planaient les désastres,
    Et je vis leur fanal rouge et victorieux
    Luire de nue en nue et entrer dans les astres. »

    Emile Verhaeren, A la vie qui s’éloigne, fragment, 1925.

  • (...)
    Jusqu'à ces sommets où, sans règles,
    Embrouillant les cheveux vermeils
    Des planètes et des soleils,
    Se croisent la foudre et les aigles.

    Jusqu'à ces éthers pleins de bruit,
    Où, mêlant dans l'affreuse nuit
    Leurs haleines exténuées,
    Les autans ivres de courroux
    Dorment, échevelés et fous,
    Sur les seins pâles des nuées.

    " Plus haut encor, jusqu'au ciel pur !
    Jusqu'à ce lapis dont l'azur
    Couvre notre prison mouvante !
    Jusqu'à ces rouges Orients
    Où marchent des Dieux flamboyants,
    Fous de colère et d'épouvante.

    " Plus loin ! plus haut ! je vois encor
    Des boursiers à lunettes d'or,
    Des critiques, des demoiselles
    Et des réalistes en feu.
    Plus haut ! plus loin ! de l'air ! du bleu !
    Des ailes ! des ailes ! des ailes ! "

    (...)

    (Extrait de «Le saut du tremplin» de Théodore de Banville, 1823 - 1891)

  • Tourmentée par ses gènes hollandais, la première Mme Rabbit avait acheté un vélo pour se rendre à son travail à l'hôpital de Genève. Nous venions de nous installer dans cette ville, Babylone de l'Helvétie au sens des Pères de l'Église. Après une semaine, elle avouait n'avoir jamais eu aussi peur dans la circulation. Au bout de deux, le vélo était volé à notre grand soulagement. Combien faudra-t-il de morts et d'éclopés avant de reconnaître que la Suisse n'est pas un pays adapté au vélo. À moins de raser les montagnes, bien sûr (et on verra la mer, comme disait le slogan de Mai 68).

  • Bientôt, vous en saurez plus sur l'Homme Terminal! Personne n'aimerait le rencontrer sur son chemin, ça, je vous le garantis! C'est un personnage fictif que j'ai introduit dans mes poèmes et mes autres écrits romanesques non encore publiés.

  • L'homme Terminal, ça sonne un peu Terminator votre histoire, terminus tout le monde descend.
    Merci pour les poèmes.

    Bonne après-midi.

  • Merci, Dame Frieda! Décidément, on ne peut rien vous cacher!

    Bonne après-midi à vous!

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