musique

  • The Bonzo Dog (Doo Dah) Band

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    Le Bonzo Dog Band (1966-1972) fut une institution dans le monde du rock anglais. Adepte de Dada et du nonsense, le combo a toujours pratiqué un humour very British des plus hilarants, et nombre de ses chansons vous font littéralement (pour peu que vous ayez de l'humour, of course) vous tordre de rire! Ces prédécesseurs, inspirateurs et grands amis des Monty Python (avec qui Neil Innes jouera et apparaîtra en public) ont produit cinq disques pendant leur période de gloire. Il y eut une reformation dans les années deux mille, mais sans certains membres, absents ou malheureuement décédé dans le cas de Vivian Stanshall. Un nouveau disque parut en 2008, et je ne compte pas les nombreuses compilations publiées dans l'intervalle.

    J'aime profondément les Bonzos, je suis ce qu'on peut appeler un grand fan. A chaque écoute de leurs disques, que ce soit ceux du groupe ou ceux de leurs nombreux projets solos, je crie au génie et j'ai à nouveau foi en l'Humanité!

    Vous trouverez ci-dessous les paroles d'une de leurs plus géniales créations, "The Intro and the Outro", parue dans leur premier disque, peut-être leur meilleur, Gorilla, en 1967. Après une présentation classique des musiciens du groupe, nos gais lurons se lancent dans le plus pur délire, introduisant John Wayne au xylophone, "and looking very relaxed, Adolf Hitler on vibes", la princesse Anne au sousaphone, le Général De Gaulle à l'accordéon, "representing the flower poeople, Quasimodo on bells", le Count Basie Orchestra au triangle, j'en passe et des meilleures! Et cela ne s'arrêtera pas jusqu'à la fin du morceau, qui n'est qu'une longue et délirante introduction de musiciens plus improbables les uns que les autres!

    Le morceau lui-même peut s'écouter sur votre meilleur site web!

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  • Oui, le blues...

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    Le Blues (Fantaisie)

    Goo, goo, Goo, goo Barabajagal was his name now. Oui, et il est déjà sur la route. Probablement la route 66, au départ de Chicago, ville en état de mort industrielle clinique, patrie du « blues urbain », il est là, tapi dans « Born in Chicago », génial morceau du Paul Butterfield Blues Band, dû à la plume de Nick « the Greek » Gravenites. Ou bien sur la Highway 61, la route du blues rural chantée naguère par Bob Dylan… Oui, il est sur la route… Aujourd’hui silencieux dans la nuit, il hurlera demain sous nos fenêtres, lui, le bon gros blues, allez, au hasard, ce « Young man blues », dans la version des Who, en live… (the youg man, he ain’t got nothing in the world today). Ou encore l'apercevrons-nous dans «Uncle Sam Blues», joué à Woodstock par le Jefferson Airplane, dans sa version définitive. Et nous en aurons mal au crâne, et les foules en colère balayeront cette mondialisation délétère, et danseront sur son cadavre, comme au temps de la Carmagnole ! Oui, nos lendemains chanteront, et nous jetterons à la corbeille cette horreur économique. Oui, il est en route, il vient, il approche… Bientôt il hurlera, il hurlera comme un fou ! Oui, je me réjouis déjà !!! Goo, goo, Goo, goo Barabajagal was my name now.

    Barabajagal by Donovan and the Jeff Beck Group, 1969.