3 am At The Border Of The Marsh From Okefenokee

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Pour Tangerine Dream, maître des sons mystérieux venus de mondes lointains et inconnus

[Ce poème est une republication]

 

Des berges d’Okefenokee

S’élève un murmure insolite

Echo de vieux chants Cherokee,

Le thrène d’un vert monolithe

 

Les eaux noirâtres du marais

Cachent des secrets d’autrefois

Et les barques qu’on amarrait

Les rites d’une étrange foi

 

C’est en ces eaux que mon aimée

Fidèle d’un culte infernal

Sachant sa vie réclamée

 

Et sauvant son cœur virginal

Plongea pour ne plus revenir,

M’offrant sa plainte en souvenir

 

Jacques Davier

Commentaires

  • Un bain de minuit à 3 heures du mat’, quelle idée, d’abord c’est décalé, et puis dans les eaux noirâtres des marais d’Okifinoki comme on dit chez les cousins de Virginie, vu toutes les sales bêtes qui y traînent, ça craint grave ainsi que ne va pas manquer de nous l’écrire notre squaw Dame Frieda…

    Blague à part j’aime bien le poème, léger comme une nuée de moustiques lors d’un sabbat d’alligators et de mocassins (pas les pompes). Z'avez le don du quatrain.

    Bonne soirée, Senõr Santiago.

  • Excellent, merci pour ce commentaire, Senõr Gislebert! Votre appréciation de mon poème me touche, vrai!

  • Votre poème m'a profondément bouleversé. Est-ce vraiment arrivé ainsi? J'en suis retourné. Dites-moi que ce poème ne se base pas sur la réalité. Ce serait trop affreux, injuste et cruel.

  • Rassurez-vous, tout cela est entièrement imaginaire! C'est comme un rêve éveillé, avec peut-être une petite influence de H. P. Lovecraft!

  • Merci me voilà rassuré!

    Cette mention de 3h du matin et de ce lieu qui existe vraiment m'avait fait craindre le pire surtout après le poème consacré à la folle équipée vers la Californie, qui lui je suppose était basé sur des faits réels: Je me suis dit qu'il s'agissait peut-être là d'une version "romancée" de l'étape suivante en Floride! J'aime même pensé un instant que l'aimée du poème pouvait être la mystérieuse Oona que vous semblez tant regretter. Je dois avoir l'imagination un peu trop fertile.

    Vu que HPL a été votre inspiration, il est en fait vraisemblale que l'aimée du poème ne soit pas morte, mais ait simplement été rejoindre ceux de sa race les "Deep Ones."

    https://fr.wikipedia.org/wiki/Ceux_des_profondeurs

    comme dans "The Shadow Over Innsmouth" qui est mon histoire favorite. Je suis en effet un très grand amateur de HPL. Je conseille d'ailleurs à tous de la lire ou la relire mais avec la carte suivante qui vous fera d'autant plus apprécier l'histoire (click to magnify):

    http://hypnogoria.blogspot.com/2018/10/the-complete-shadow-over-innsmouth.html

    Pour ceux que l'aventure tenterait (et j'espère bien qu'il y en aura parmi vous), imprimez la carte, mettez-vous à l'aise et écoutez:

    https://www.youtube.com/watch?v=xcs3t6-qBnE

    ou lisez. Téléchargement gratuit sur la page suivante (cherchez "Le Cauchemar d'Innsmouth")

    https://www.ebooksgratuits.com/ebooks.php?auteur=Lovecraft_Howard%20Phillips

    Notez qu'il faut au moins lire ou écouter pendant 5 minutes pour vraiment entrer dans l'histoire.

  • @Arthur

    Ah, King Arthur, quelle belle âme vous faites ! Vous étiez déjà prêt à plonger dans le peu marrant marais au secours de la princesse indienne, bardé de votre scaphandre, dague à la main… Remettez-vous et laissez aux poètes la licence et la liberté du fantasme, de l’imaginaire, c’est à peu près tout ce qu’il leur reste.

    Si elle a pu échapper aux sauriens, n’est pas devenue simple maillon de leur chaîne alimentaire, la Pocahontas de Maître Jacques a sûrement viré depuis maritorne acariâtre, avec des papooses qui turbulent dans ses jupes.

    Remarquez, votre émotion, quel beau compliment, il a dû lui chauffer le cœur, à El Barbudo, il a dû rougir de contentement jusqu’à la pointe des zoreilles, même si cela ne se voit pas, dissimulé sous les broussailles…

  • Vrai! ça craignoit gravissima! Chat échaudé craignoit l'eau froide ! A 3h du mat, elle va se geler les miches la mère Oona, et ce ne sont pas les centaines de baisers baveux des grosses alveoles Cthululien, entourant son cou qui vont raviver son sang, fantomas la revoilà. Vous qui nous vantiez sa chevelure de jaie patatras ça va pas hérisser des masses! Adieu alpha de centaure ABCDEF! En meme temps, telle qu' on connait Oona maintenant, à tous les coups elle vous aurait laissé graviter dans l' espace pour se blottir dans les bras d'Alien.
    Cela dit, très ophelien, ou fusslien,ou type o negativien ou acid witchien, ce que j' aime bien dans vos sonnets, c' est que ça évoque toujours.
    Bonne soirée.

  • @Gislebert, merci à vous, je n'aurais pas mieux dit!

    @Frieda, toujours égale à vous-même, il faut vous suivre, mais on aime bien le faire, merci!

  • J'oubliais de vous dire: pour la première partie de l'histoire il vous faut cette autre carte:

    https://en.wikipedia.org/wiki/Lovecraft_Country

  • @Lady Frieda

    Dites donc Dame Frieda, d’accord avec notre barde taulier, next time vous mettez une explication de texte avec vos commentaires Ctuhullienmachins... A n'y rien entraver pour le coup qu’on va boire la tasse dans le marais Youkouléléokifimonkiki … On n’ a pas tous été biberonnés au lait lovecraftien, très chère.

  • Raison de plus, cher Gislebert, pour en profiter pour écouter l'Ombre sur Innsmouth (voir mes deux messages précédents)

  • Fantasmagorique, cauchemardesque, et krakignolesque le poème de Messire Jacques.
    Faut pas trop me suivre, vous risqueriez de vous perdre sans gps ;)
    En plus j'ai perdu la carte, c'est ballot!
    Sur ce, bonne soirée.

  • @Arthur Non, bien que je l'aie précédemment mentionné, je ne peux pas dire que Lovecraft ait été "mon inspiration", ce serait exagéré. Disons qu'il l'a effleurée! J'ai surtout été inspiré par la pièce de musique de Tangerine Dream, dont je me suis permis d'emprunter le titre, un peu par Kubrick, mais cela n'est pas resté (à part, peut-être, le monolithe!), et beaucoup par de l'inexpliqué, des mots, des idées vagues, des rêves, des souvenirs lointains, le passage du temps... oui, l'imaginaire. Mais, évidemment, votre propre interprétation du poème vous appartient. Et merci pour les liens!

  • "Et sauvant son cœur virginal

    Plongea pour ne plus revenir,

    M’offrant sa plainte en souvenir"

    Pourquoi faire disparaître votre bien-aimée?

    Elle a apprécié cette fin? :-p

  • Que répondre? Le poème parle de lui-même!

  • Vrai que c`est chouette. Manque plus qu`une partition. Ca m`évoque un peu "In the Court of the "Crimson King".

  • Merci de mentionner King Crimson, c'est tellement rare, par les temps qui courent!

  • Dame Patoucha, Chick, Jean Jarogh, vous rassemblez tous les cadors, la crème du commentaire de la plateforme, votre blog devient aussi fréquenté que les Rues-Basses un soir d’Escalade. Gaffe à ne pas prendre le melon, Maitre Jacques, les portes des Archives ne sont pas larges... Dame Frieda, laborieuse déjà avec son Gps foireux, ne va plus s'y retrouver.

  • Prendre le melon? Ça ne risque pas, Maître Gislebert!

  • Je me repère avec les étoiles, Messire Gislebert, ;) (sans avoir les chevilles qui enflent).

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