Virus

Imprimer

En ces temps de virus, de phobies, de folies, où tout va à vau l'eau... Pour les femmes...

Au sein de toi je m'insinue

Toi Saint des Saints je te sais nue

 

Et ces essaims bientôt te happent

Chiens assassins, bêtes qui jappent

 

Tu cours en vain je te poursuis

Libre tu es je ne le suis

 

Au sein de toi je m'insinue

Tes seins te yeux belle ingénue

 

Sous seing je placerai tes charmes

Malsain je suis lorsque je m'arme

 

La Guerre Sainte entre homme et femme

Ce seul dessein lie notre âme

 

Pour moi souffrant tu t'offris pure

Ma vie d'homme était impure

 

Au sein de toi je m'insinue

Je suis virus, toi blanche nue…

 

Jacques Davier (Octobre 2001)

Lien permanent Catégories : Poe aime! 10 commentaires

Commentaires

  • Ça vire en cacahuète, votre histoire de virus, je ne vais pas dire en sucette pour ne pas froisser les oreilles chatouilleuse de Messire Gislebert. Mode survivaliste par chez moi, en attendant le printemps.
    Bonne fin d'après-midi.

  • Elle y va fort, Lady Frieda, encore heureux qu'elle n'écrivît point que votre poème partait en fouille, la drôlesse ! Vous parlez d'une critique...

    Devriez réagir, Maître Jacques, lui montrer qui est le daron du blog... Vous connaissez la musique, si vous laissez couler, elle vous dictera bientôt les thèmes de vos billets.
    Ces Limmatfrauen sont intenables...

  • Merci Dame Frieda! Par ici, on attend aussi le printemps, entre deux averses!

    Merci Messire Gislebert! On les aime bien, les Limmatfrauen! Ferai gaffe!

    Bien à vous deux!

  • Sainte passion du patient zéro, virus rusé rébus usé, folle corolle d'alvéoles et d'arolles molles, boule qui roule foule qui coule, sang infecté, humeurs et liquides, biles et mucosités, glaires et morve, sueurs et sanies, lymphes et larmes, sainte patience de la passion, clair et lumineux horizon, chemin vers la liberté, chemin vers la guérison, je dis ton nom, nous y serons, nous y serons toujours!

  • « Les poètes font de l'ambiguïté substantielle du langage la matière même de leur travail. Ils cherchent à exploiter cette ambiguïté pour en faire sortir, non un surplus d'être, mais un surplus d'interprétation. »

    Umberto Eco, « Kant et l'Ornithorinque ».

  • Cessez, je vous prie (formule balladurienne, fin du siècle dernier) cette litanie de sanies, le vase va déborder de la purgation de vos humeurs péccantes, comme on disait au Grand Siècle……

    Dans l’allitération et le jeu de mots sur ce coup, Master Jack, nous feriez-vous du Boby Lapointe ? Lui son Oona s'appelait Katie, une vraie sonnerie,on ne peut pas toujours avoir les Frieda du temps jadis qu’on veut…

    https://www.youtube.com/watch?v=a7P8dcPsfyE

  • Tic tac tic tac ta Katie t'a quitté! Excellent, ce Bobby Lapointe, merci, Gislebert!

  • rabbit@ Un génie, ce Umberto Eco. C'est bien ce que j'entrevois de la poésie...
    Par contre, son livre "L'ìle du jour d'avant " m'est tombé des mains par sa succession de néologismes foireux. D'autant plus qu'il ne s'agissait que de traductions...

  • Dommage, le sujet était pourtant intéressant. D'autant plus que des îles ont dû être déplacées pour laisser passer le 180e méridien. Je n'ai encore jamais été dans ce coin de la planète et c'est heureux, parce que les problèmes de spatio-temporalité me cassent la tête.

  • Vous ne croyez pas si bien dire, Messire Gislebert, figurez vous que ça vire en "cluster" par chez nous, je cherche la traduction car c'est le maître mot partout. Pouah ! Comme si c'était pas assez compliqué ce satané virus ! Et je trouve "grappe" "touffe"...en fouille quoi. J'avais vu juste, vous conviendrez. Et pis il semble que Messire Jacques sonne le carillon avec sa prophétie lyrique, prophylactique et extralucide. Pas complètement toc.

Les commentaires sont fermés.