Sunnega (Zermatt)

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Oona, encore toi!

Un jour de ski à Sunnega
Endormie Oona pousse un cri!
Dans l’ancien temps, étrange gars
Le Blanc massacre l'Indien Cri


Mes lattes volent, je suis peu sûr
Boum le Cervin saute en travers!
Les beatniks s’aimaient à Big Sur
A la vie nulle j'offre un vers!


Ma muse s'est-elle éveillée
Aux feux de Castor et Pollux?
L’embrasserai-je à la veillée?


Celui qui frappe comme un poing
César Helvetiorum Dux
A Sunnega ne tomba point!

Jacques Davier

Lien permanent Catégories : Poe aime! 6 commentaires

Commentaires

  • Encore et toujours elle ! Oona réveillée par les Dioscures, sûr, clair et net cette fois que vous n’êtes pas prêt de la revoir, votre égérie chérie, sur les pistes de Sunnega. Les deux frangins vont vous refaire le même coup qu’avec Hélène leur sœur arrachée au beau Pâris, ils vont lui apprendre à godiller comme une chaloupe dans la Mamatt ou la perdre dans la Bonatti directissima de la face nord…

    Et puis pire encore, les Grecs de ce temps-là, entre frères et sœurs, très en avance question liberté des mœurs, vous le savez… Alors une Oona , d’angélique elle va devenir diabolique la gaélique, pensez-y, faudra pas venir gémir…

    Sur le dernier tercet, je modifie pour les initiés, la prosodie n’y est plus, mais on ne va pas jouer les mijaurées.

    Frappé comme un coing
    Au Papa Caesar Lounge Bar je fus
    A Sunnega ne tombai point!

    Oona (Ouna) serait donc Algonquine tribu Cri ? C’est Dame Frieda la jalouse qui va en rester comme deux ronds de flan à ressort…

  • Le style de votre poème me rappelle Rimbaud:

    http://www.poetes.com/rimbaud/bruxelle.htm

  • Cher M. Davier,
    J'ai cru comprendre que vous parliez souvent d'elle, mais sans indiscrétion, qui est Oona? Un amour perdu? Un amour impossible? Un personnage fictif? Un idéal féminin? Une muse intemporelle? Un peu tout ça à la fois?
    Désolé de vous poser cete question probablement stupide, mais je suis relativement nouveau ici et ne vous suis que depuis peu. Bien entendu si cela est trop privé et intime, je vous prie de bien vouloir ignorer cette question inappropriée.

  • Qui est Oona? Oona est ma muse, mon amour indéfectible, ma soeur, ma fidèle, la femme qui me prendra par la main lorsque sera venue pour moi l'heure de rendre compte de ma vie à mon Créateur... Oona est celle que j'aimai, que j'aime et que j'aimerai et j'ai plaisir et joie à me perdre dans ses cheveux noirs et dans son odeur et sur sa peau douce et elle en rit! Oona est ma fée et elle m'apprend qui je suis...

  • Maître Gislebert, encore un de vos commentaires de derrière les fagots, si j'ose dire! Un feu d'artifice! Excellent, mais comment traitez-vous ma chère Oona, ma belle aux cheveux de jais et à la peau si douce, ma navigatrice des rêves, ma fée irlandaise de Zermatt, qui se mue parfois en indienne Cree, selon les jours!

    Votre version du dernier tercet est bien troussée, les bars du coin, je les ai écumés, et rond comme un coing, je sais ce que ça veut dire! Peut-être nous croisâmes-nous à la Hexenstube, buvant un cocktail bleu, observés par les sorcières accrochées aux murs (les serveuses et la patronne, elles, étaient des plus charmantes!), ou à la Z'alt Hischi, Hinterdorf, sirotant un Eierlikörkaffee! Bien à vous, JD

  • Messire Gislebert, langue fourchue, atome crochue, ;).
    J'aime assez contempler les métamorphoses de Messire Jacques afin de séduire la belle Oona. Trop facile pour lui d'éclater le Cervin ! A-t-on déjà vu un héros avec une tâche facile ? Me sied de voir sa chevelure diamantine en coiffe de serpent et devenue atrophiante. Point
    de jalousie ! Du sublime, de la tragédie, que diable !
    Bonne soirée.

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