Homeward Through The Haze (Version deux)

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Dedicated to Crosby, Stills, Nash and Young

"First rain of winter, first fall from grace"... Les vers ci-dessous sont librement inspirés par le morceau de CSNY, Homeward Through The Haze, du David Crosby pur sucre.

(Ce poème est une republication, partiellement retouchée.)

Le voici l'âge de raison

Les échecs prennent le dessus

Fini l'âge de trahison

Filer droit, le pardon en sus

 

Pour quoi, flamboyante jeunesse?

Quelques faits d'armes, des cadavres

Souffrance prend son droit d'aînesse

Maintenant que tu veux des havres

 

C'est dans un couloir de la mort

Engageant tes dernières forces

Que tu joues le matamore

 

Alors que craquent les écorces

De ton triste et vieux corps, hagard

Parti se perdre en le brouillard...

 

Jacques Davier (Avril 2019-Février 2020)

Lien permanent Catégories : Musique rock, Poe aime! 15 commentaires

Commentaires

  • Rien à voir, mais tant pis! Ou peut-être bien que oui? Ici en Europe, quand un blanc, Français ou Anglais ou autre, s'en prend à un musulman (un muezzin par exemple) et l'attaque au couteau, la flicaille intervient presto (vivace), le maîtrise et le met en tôle illico (presto), et ensuite on a droit à la litanie des jérémiades des pleureuses, qui nous cassent les oreilles en nous expliquant que le gusse était d'extrême droite, et qu'il faut en finir avec cette engeance fasciste et raciste. Il restera vingt ans au gnouf.

    Quand ici en Europe, un djihadiste attaque au couteau un simple citoyen, ou un flic ou un curé, les mêmes pleureuse nous expliquent que non, il ne s'agit pas d'un islamiste fasciste et raciste piloté par l'Etat islamique, mais seulement d'un déséquilibré, et oui, bien sûr, il aura droit aux soins appropriés et on le mettra à l'hosto, dont il s'échappera à la première occase... pour à nouveau trouer des quidams au surin.

    J'aimerais bien qu'on m'explique ce deux poids, deux mesures! Vous avez dit pleutres? Chienlit? Traîtres? Mais non, jamais de la vie!!!

  • "J'aimerais bien qu'on m'explique ce deux poids, deux mesures!"

    Cher Maître Jacques, une partie de la réponse à votre question tient en un mot: "postmodernisme," ou si vous préférez le mal qui ronge de plus en plus notre société et va la mener à sa perte. Les "universités" (surtout américaines et noyautées par la gauche et les mondialistes), les médias main-stream et la RTS en particulier en sont les agents très efficaces.

    Si vous faites partie des victimes officielles, les prétendus opprimés, tout vous sera permis et excusé, car il ne faudrait surtout pas vous stigmatiser ou amener de l'eau au moulin du camp adverse. Si vous êtes dans dans l'autre camp, celui des prétendus oppreseurs, on pourrait aussi bien vous rayer de la planète, car quoi que vous disiez ou fassiez vous serez toujours coupable d'exister: pour ces malades, l'homme blanc est coupable par essence. Tout est bien expliqué dans le billet suivant:

    http://adrienfaure.blog.tdg.ch/archive/2020/01/22/l-offensive-postmoderniste-en-suisse-romande-303939.html

    Ceci explique par exemple pourquoi les antispécistes vont casser les vitrines des boucheries traditionnelles mais épargnent toujours les boucheries halal qui laissent les animaux se vider de leur sang dans des souffrances atroces sans même les étourdir:

    https://www.tdg.ch/geneve/actu-genevoise/casseurs-epargnent-halal/story/24994667

    Vous pouvez appliquer le même raisonnenent au cas que vous mentionnez et vous aurez la réponse à votre question.

    Bref, l'Occident va droit dans le mur. Plus que jamais, il faut bien voter

  • Bon samedi.
    https://youtu.be/8AHCfZTRGiI

  • Merci Frieda pour le lien! Ce morceau de Johnny Cash, "Hurt", est génialissime! Grandiose, géant, superbe, y compris la vidéo! Bonne journée!

  • Je préfère cette version de Johnny Cash que celle de NIN, j'aime beaucoup le final de la chanson, "if i could start again a million miles away, i would keep myself, i would find a way".
    Bonne soirée.

  • Pour nous changer un peu de la bêtise décourageante de notre société, voici un joli petit poème de Rimbaud! Il s'agit d'un travail sur les couleurs, écrit à peu près en même temps que les Voyelles :

    L'étoile a pleuré rose au cœur de tes oreilles
    L'infini roulé blanc de ta nuque à tes reins
    La mer a perlé rousse à tes mammes vermeilles
    Et l'Homme saigné noir à ton flanc souverain

  • Bonjour Maître Jacques,

    Pour faire écho à votre choix arthurien et se rafraîchir les neurones avant qu'ils ne grippent, ce poème qui pose en final la question fondamentale : peut-on être heureux avec une femme ? Lady Frieda, si elle n’est pas trop dans les vapes, pourra p’t-être nous donner une réponse...


    Par les soirs bleus d'été, j'irai dans les sentiers,
    Picoté par les blés, fouler l'herbe menue :
    Rêveur, j'en sentirai la fraîcheur à mes pieds.
    Je laisserai le vent baigner ma tête nue.

    Je ne parlerai pas, je ne penserai rien :
    Mais l'amour infini me montera dans l'âme,
    Et j'irai loin, bien loin, comme un bohémien,
    Par la Nature, -- heureux comme avec une femme.

  • Maître Gislebert, c'est un plaisir de vous lire à nouveau! Etre heureux avec une femme? Ce poème, Sensation, fort charmant, donne un début de piste, et je me souviens que j'allais le lire dans la campagne dardagnienne, par les sentiers, en foulant l'herbe, au temps du collège! Lisons-le encore, dans l'attente que Dame Frieda nous donne sa réponse!

  • Si vous me demandez mon avis, c'est ben vrai ça, comme dit Arthur, quand on a l'amour infini de la liberté, on peut être heureux avec personne. La poésie qui nous entoure nous suffit bien. Sauf si on nous détruit cette poésie.

  • Avec Sensation, en 1870, on est en plein dans la première manière de Rimbaud, qui culminera avec Les Voyelles et, surtout, Le Bateau Ivre, en 1871, précédant le cycle des Vers Nouveaux, qui voient, en 1872, l'abandon de la prosodie classique, et les poèmes en prose des Illuminations, dernière explosion du génie rimbaldien avant l'abandon de la littérature, en 1874.

    Sensation se rattache à ce que j'appellerai les poèmes du piéton, ou du pérégrin, comme le Cabaret Vert, Ma Bohème, Larme ou la Rivière de Cassis, qui étaient vraiment mes vers préférés de Rimbe, lorsque j'entrais en poésie, à l'époque du collège...

  • Le Rimbe, ainsi que le surnommait Verlaine et comme on dit dans cercles informés, expression, Amigo, que vous reprenez avec bonheur, reste pour mézigue un mystère : ce bon élève très doué qui accumule les prix d’excellence, envoie tout valser à l’adolescence, s’en va à Paris provocateur, pissant contre ses aînés qui n’en peuvent mais, dynamitant dans ses dernières œuvres le cadre de la poésie parnassienne qu’il a adulée précédemment, ouvrant la voie aux modernes, puis reniant l’art en général et ses poèmes en particulier, jusqu’à les qualifier de plaisanteries, et passant les quinze dernières années de sa vie comme explorateur, aventurier, commerçant-trafiquant, on ne sait pas trop, bourlinguant entre l’ Abyssinie et Chypre.
    Vous l’avouerais-je, je trouve sa trajectoire, la fulgurance de sa vida aussi passionnantes que l’œuvre, dommage que lorsque l’on aborde quelques pièces choisies au collège, on en dise si peu de cet itinéraire, enfin à mon époque et cela dépendait de l’enseignant, les élèves bâilleraient moins en dénombrant les mouches au plafond, la poésie y gagnerait.

  • @Arthur Merci pour votre commentaire. Je pense que, hélas, vous avez raison... Bien à vous!

  • « Où, devant moi, sont les âges du passé ?
    Et où, derrière moi, sont les générations futures ?
    Je pense au Ciel et à la Terre, sans limites, sans fin,
    Et je suis seul et mes larmes coulent. »
      
    陈子昂 Chen Ziang (661-702)

  • Ben alors mon lapin, un coup de blouse ? Faut pas se laisser aller, notre brillant avenir viral ou non est derrière nous.

  • @Gislebert
    Il n'a peut-être fait qu'un avec sa poésie. Fusion totale.

    @Chen Ziang
    La vérité est ailleurs, nous ne sommes pas seuls.

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