Le Temps d'Oona

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Pour Claude Roy

A l’envers du temps

Les couloirs du coeur

S’ouvrent et se referment

Soudain je te vois

Puis ne te vois plus

Tu étais là tu me souris

Et tu partis sans souffler mot

Pour revenir et me sourire

J’aimai le mystère de tes yeux

 

Tu vas tu viens autour de moi

Ce tourbillon qui m’ensorcèle

Emporte au loin mes peurs mes peines

 

A l’envers du temps je me souviens

Mon coeur t’avait déjà élue

Puis tu partis puis tu revins

 

Toi le mystère irrésolu...

 

Jacques Davier

Lien permanent Catégories : Poe aime! 2 commentaires

Commentaires

  • Enigmatique votre poème. Normal puisque le sujet reste un mystère irrésolu.
    D’abord le dédicataire : s’agit-il de Claude Roy l’écrivain mort il y a plus de vingt ans, à la fois romancier, essayiste, poète, critique, documentaliste, moraliste, conteur pour les enfants, véritable Protée qui commença sa carrière en écrivant dans le « Je suis partout » et la termina à « Libération », illustrant à merveille l’aphorisme qui stipule qu’il n’y a que les idiots qui ne changent jamais d’avis ? Ou alors d’un homonyme ?

    Et puis le titre : Oona. C’est un prénom rarissime, est-ce une réminiscence personnelle – dans ce cas ma curiosité est déplacée - ou faites-vous référence à Oona O’Neill, la fille de l’écrivain, qui fut adolescente la Muse en quelque sorte de J.D. Salinger, avant de succomber au despotisme patriarcal de Chaplin et de pondre des mômes en série? Beigbeder en a tiré un roman il y a peu dans lequel il se projette bien évidemment à la place de Salinger et qui contient quelques citations d'anthologie, genre "Tomber amoureux, c'est avoir un nouveau problème à résoudre"

    Suis peut-être complètement à côté de la plaque, auquel cas n'y voyez que l’occasion de vous souhaiter une bonne journée.

  • @Gislebert
    Merci pour votre commentaire! Claude Roy est effectivement l'écrivain français décédé en 1997, auteur notamment de nombreux ouvrages de poésie, dont "A la lisière du temps" (Gallimard, 1984) que je lisais beaucoup lorsque j'ai écrit ce poème (qui se veut un peu un "à la manière de", en toute modestie). Quant à Oona, je ne fais pas du tout référence à Oona O'Neill, épouse de Charlie Chaplin. Disons qu'il s'agit d'une réminiscence personnelle (plusieurs de mes poèmes lui sont dédiés)!
    Bien cordialement, bonne journée, Jacques Davier

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