Homeward Through The Haze

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Dedicated to Crosby, Stills, Nash and Young

Le voici l'âge de raison

Les échecs prennent le dessus

Fini l'âge de trahison

Filer droit, le pardon en sus

 

Pour quoi, flamboyante jeunesse?

Quelques faits d'armes, des cadavres

Souffrance prend son droit d'aînesse

Maintenant que tu veux des havres

 

C'est dans un couloir de la mort

Engageant tes dernières forces

Que tu te crois vainqueur, à tort

 

Alors que craquent les écorces

De ton veil être décrépit

Tombé en l'attente du pis...

 

Jacques Davier

Lien permanent Catégories : Musique rock, Poe aime! 3 commentaires

Commentaires

  • « (…) Tombé en l'attente du pis... »

    Le pis n’est jamais sûr, c’est du moins ce que me disait à l’époque Grandgousier, le plus philosophe de mes gouttières tigrés, juché sur la rambarde du balcon à admirer circonspect le troupeau de vaches hérensardes en train de ruminer dans le champ voisin…

    Pardonnez cette plaisanterie d’un potache septuagénaire, mais avec les fonctions, les souvenirs, l’écorce et le crépi qui se font la malle, ne restent plus beaucoup d’occases de sourire un peu. Je préambule, mais l’essentiel, c'est bien sûr de vous dire que votre poème est épatant, fort bien tourné, un vrai sonnet de style quasi ronsardien, octosyllabique et rimes à l’avenant… Rien à jeter, comme le chantait si bellement Tonton Georges.

    Pour le fond, bien sombre ma foi, on sait bien que notre sort est scellé au jour de notre naissance et que nous ne maîtrisons rien ou si peu du parcours, alors autant s’en accommoder, les cadavres - pour reprendre vos mots - que l’on laisse derrière soi ne bougent plus, bien vain de se plonger la rate au court-bouillon.

    Bien à vous.

  • Cher Gislebert,

    Merci beaucoup pour votre commentaire, et pour votre appréciation de mon poème!

    Bien cordialement, JD

  • On en revient au couloir de l’Hotel California ;) ah tout bien réfléchi, j’ai compris que la fin n’était pas si sombre puisqu’il s’enfuit en un solo magistral et planant au nez et à la barbe du nightman.La fiction devient la seul réalité, le ciel vrai ;).Du coup, ce couloir où on file droit me fait relativiser le labyrinthe, y’a toujours pis ;).Merci.

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