Faites la mobilité, pas la guerre!

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A l'heure où Genève s'étripe à nouveau au sujet de la mobilité et des modes de transport, où on disserte sur cette "guerre" de la circulation et son éventuelle "pacification", bref, où Genève persiste dans ses genevoiseries stériles, car tout continuera peu ou prou comme maintenant, seul moyen de faire cohabiter des exigences inconciliables (style vélo contre bagnole), je me propose, en toute liberté et simplicité, sans courtiser telle ou telle chapelle, comme le citoyen, membre du souverain, que je suis, d'énoncer, en onze points, quelques vérités que je crois bien senties sur la mobilité en général, et sur la mobilité genevoise en particulier! Je précise que ces vérités ne sortent d'aucune étude d'expert, ce qui, je crois, est une qualité...

Un. Les transports motorisés individuels sont un acquis définitif, qu'aucun intégrisme vert ou socialiste ne réussira à éradiquer. La mixité des transports est la seule solution, ce qui veut dire, clairement, y compris la voiture. Deux. Partant de là, il est évident que Genève fait fausse route, car personne, jamais, n'abandonnera sa voiture, même contraint et forcé. J'inclus dans les personnes n'ayant pas abandonné leur voiture celles qui roulent en Mobility ou autre véhicule de location, en taxi, ou en covoiturage. Interdire la voiture et fermer les routes est une voie sans issue. Trois. La solution est toute simple. Il s'agit d'ouvrir les routes et les boulevards pénétrants en entrée et sortie, tout en trentalheurisant les quartiers et en sécurisant les pistes cyclables. Quatre. Les transports publics ne peuvent se concevoir sans des P+R à proximité, ni des arrêts nombreux et fréquents. Cinq. Le vélo est un truc de jeunes, de moins de cinquante ans. Pour des raisons diverses, une très grande partie de la population ne peut circuler en vélo, ni même en bus ou en tram. Ces gens ont donc besoin de la voiture, n'en déplaise aux intégristes du cyclisme. Le vélo restera donc toujours marginal. Six. Chaque habitation du canton doit être accessible aux véhicules motorisés pour le transport des marchandises personnelles, qu'on ne peut acheminer en vélo ou en tram car trop lourdes ou volumineuses. Sept. Il faut virer en conséquence les ayatollahs antibagnoles des instances décisionnelles et de l'administration, tout en remettant en question le traître Dal Busco, qui agit contre ses électeurs. Huit. Il est impératif d'étudier sérieusement la boucle ferroviaire Cornavin-Cointrin-Genthod, ce qui implique d'éjecter les nullos en charge du dossier, qui pourraient être avantageusement remplacés par des comités de citoyens intéressés et connaissant la question, ou souhaitant la creuser. Neuf. La traversée du lac, ou de la rade, mais au moins une des deux, est indispensable, car c'est elle qui désengorgera efficacement Genève. Dix. C'est ça ou la limitation drastique de l'immigration! Pourquoi? Simplement parce que moins il y aura de gens dans le canton et ailleurs, et moins il y aura de circulation. On pourrait d'ailleurs commencer par là, mais malgré un vote populaire, la Berne fédérale a tout fait pour vider l'initiative sur l'immigration de masse de sa substance, faisant ainsi de la Suisse une vassale de l'Europe, et bientôt sa serve. Onze. Si on n'est pas d'accord, revenir au point un.

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