Un vendredi sur la Terre (La Givrine)

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Belle équipée genevoise

Nous arrivons à La Givrine

On festoie selfise et pavoise !

- Vois-tu la voûte ultramarine ?

 

Puis nous marchons, respirant fort

Dans la neige sous Couvaloup

- Veux-tu ce bâton en renfort ?

Sur le chemin du gabelou

 

Quelle joie de nous trouver là !

- Bois-tu eau, rouge ou chasselas ?

Voici que la troupe s’enflamme

 

Quand vint le moment du retour

Dans l’autocar un vague à l’âme

Doucement me prit, jusqu’au jour…

 

Jacques Davier

Lien permanent Catégories : Poe aime! 10 commentaires

Commentaires

  • La Givrine, Couvaloup, vous évoquez joliment des lieux qui ravivent de lointains souvenirs d’enfance... La colo carougeoise de Ste-Croix, qui existe toujours, à l’époque elle était moins laïque… A proximité, le chalet du Grütli, avec un séjour scolaire d’une semaine dans les années 50, classe verte avant l'appellation, moins verte que pluvieuse d'ailleurs, nous laissant naufragés dans le brouillard, de quoi vous dégoutter à tout jamais des plaisirs jurassiques et des joies de la vie collective…
    Nous étions certes des mômes turbulents, mais dans le petit train rouge du retour. il n’était pas question de se givrer.

  • Rectificatif : en fait lire "de vous dégoûter à tout jamais", c'était la pluie qui dégouttait...

  • @Gislebert
    "La Givrine, Couvaloup, vous évoquez joliment des lieux qui ravivent de lointains souvenirs d’enfance ..."
    Attention, jeune homme, de ne pas provoquer une nostalgie fatale chez un de vos aînés !

  • P.S.
    Remplacer "souvenirs d'enfance" par "souvenirs de jeune parent" chez votre aîné.

  • @Gislebert et Mère-Grand
    Merci de partager vos souvenirs de La Givrine et de Couvaloup!
    Bien à vous, JD

  • Merci aussi à Mère-Grand dont je découvre le commentaire et qui se fout gentiment de moi en me traitant de » jeune homme »… Il a raison, c’est exactement le qualificatif qui, chaque matin au moment du lever, vient à l’esprit du septuagénaire que je suis. Et cela ne risque pas de s’arranger, je sens que je vais rajeunir chaque jour...

  • Allez, je ne résiste pas à y aller de mon couplet.
    Mes parents se sont initiés au ski pour nous permettre d'accéder à ce plaisir. Nous avons fait nos premières glisses sur ce petit téléski de la Trélasse qui faisait un coude si je me souviens bien et la secousse dans la perche nous emplissait de crainte de la lâcher.
    Quelle n'était pas notre angoisse lorsque nous avons attrapé pour la première fois la perche avec ce départ qui nous donne la fessée et descendu cette pente si raide. Combien craignions-nous d'être soulevés en raison du manque de neige. Mais c'était si bon de se sentir enfin grand et passer de la luge aux skis.
    Et ensuite, le graal avec la Dôle. Nous étions devenus grands. Nous avions sept ans.

  • @Gislebert
    Vous vous méprenez: à 83 ans, avec un aîné qui va avoir 60 ans cette année, vous êtes presque un "jeune homme" pour moi. Presque, mais j'utilise cette dénomination par affection pour tous ceux avec qui je partage des souvenirs chers ... et pour quelques autres avec qui je partage simplement le destin de mortels.

  • @Pierre Jenni
    Presque exactement les mêmes souvenirs, mais pour mes grands enfants (de 56 à 60 ans maintenant) et mes "petits (de 18 et 20 ans maintenant).
    Nos dernières expériences remontent à la descente en bouées il y a une dizaine d'années.

  • @Pierre Jenni
    Merci à vous pour ce joli couplet! J'ai aussi connu le petit téléski de la Trélasse, et c'est vrai qu'il secouait pas mal! Nous montions le jeudi à Saint-Cergue, ma mère, mes sœurs et moi, dans notre VW coccinelle blanche, et je garde de très beaux souvenirs de ces journées de luge et de ski! Ma mère, qui ne skiait pas, nous attendait en bas de la piste à chacune de nos descentes, faisant preuve d'une grande patience, et à midi c'était le pique-nique tant attendu!
    Cordialement, JD

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